Démarrer son activité en freelance : comment faire

250
Partager :

Ces dernières années, on entend beaucoup le mot freelance. Cette tendance connait actuellement un tel succès que de nombreux Français se laissent tenter, et ce, peu importe le domaine d’activité.

Si vous êtes sur cet article aujourd’hui c’est sans doute parce que vous souhaitez démarrer votre activité en freelance. Nous verrons tout au long de cet article les procédures à suivre pour arriver à bout de votre projet, mais, d’abord, qu’est-ce qu’un freelance exactement ?

Lire également : L’importance d’un logiciel ERP en entreprise

Qu’est-ce qu’un freelance ?

Contrairement à ce que de nombreuses personnes pensent, le terme freelance ne désigne pas un statut juridique à proprement parler en France. Pour la législation française, ce mot n’existe même pas. Pourquoi ?

Le terme freelance est un terme anglophone qui désigne un pigiste si on le traduit littéralement. Et un pigiste, c’est un travailleur payer à la tâche. Le statut qui s’en approche le plus en France est le statut d’indépendant.

A voir aussi : Quelles sont les assurances obligatoires pour une entreprise ?

Un freelance n’est donc nul autre qu’un travailleur indépendant. C’est une personne qui n’est encadrée par aucune société et qui n’est concernée par aucun lien de subordination. Et en France, travailler en freelance ou en tant qu’indépendant nécessite un statut d’entrepreneur.

C’est justement la grande question qui se pose lorsqu’on souhaite démarrer son activité en tant que freelance. Quel statut est le plus approprié ? C’est ce que nous allons voir tout de suite !

Quel statut choisir pour un freelance ?

En France, toute personne active à un statut professionnel qui désigne sa situation. On peut être un salarié, un entrepreneur, ou un travailleur indépendant. Or, comme nous l’avons déjà expliqué plus haut, en France, un travailleur indépendant a aussi un statut d’entrepreneur.

Ainsi, pour devenir un freelance (travailleur indépendant), il faut donc créer une entreprise. Et pour créer une entreprise, il faut aussi choisir un statut juridique correspondant à ce type d’entreprise. Pour une entreprise de freelance, il y a deux choix possibles : le statut d’entreprise individuelle et le statut de société unipersonnelle.

Nous verrons également plus bas comment travailler en freelance sans pour autant avoir besoin de créer son entreprise, mais avant, voyons la différence entre une entreprise individuelle et une société unipersonnelle.

Entreprise individuelle

Le premier choix qui semble évident pour démarrer une activité en tant que freelance est d’opter pour la création d’une entreprise individuelle. Cette catégorie est particulièrement facile à créer, ce qui explique son succès en France.

Mais pour créer une catégorie d’entreprise individuelle, il faut encore choisir entre deux statuts juridiques, à savoir le statut de micro-entreprise (ou auto entreprise) et le statut EIRL (Entrepreneur individuel à responsabilité limitée).

Micro-entreprise

Ces quelques dernières années, le gouvernement français semble faire tout son possible pour faciliter la création d’une micro-entreprise qu’on appelait avant une auto-entreprise. Les démarches pour en créer sont particulièrement faciles, la fiscalité est avantageuse et la comptabilité est allégée. Autant d’avantages qui attirent de plus en plus de monde.

Cependant, le fait d’avoir une micro-entreprise ne présente pas que des avantages. Ce régime présente aussi des inconvénients, dont la limite du chiffre d’affaires. En France, pour une micro-entreprise, le chiffre d’affaires est limité à 176.200 € Hors Taxes pour les activités commerciales et les services d’hébergement. Pour les prestations de services et les activités libérales, cette limite est encore plus restreinte puisqu’elle est de seulement 72.600 € Hors taxes.

Si l’entreprise en question dépasse cette limite pendant deux années successives, elle perd son statut de micro-entreprise et bascule directement en statut d’entreprise individuelle classique.

EIRL (Entrepreneur individuel à responsabilité limitée)

Il est aussi possible d’opter pour l’EIRL (Entrepreneur individuel à responsabilité limitée). Ce statut n’a rien de différent de la micro-entreprise si ce n’est sur la limite de chiffre d’affaires qui est largement plus élevé.

Le statut d’EIRL a également un autre avantage non négligeable qui est la protection du patrimoine de l’entrepreneur en limitant sa responsabilité. Ainsi, en cas de difficulté financière, seul le patrimoine professionnel précédemment créé est affecté.

À noter qu’à partir du 14 mai 2022, les statuts de micro-entreprise et de l’EIRL ne formeront plus qu’un seul et sera représenté par le statut unique d’entreprise individuelle.

Société unipersonnelle

La deuxième catégorie de statuts juridiques disponible pour un travailleur en freelance est donc la société unipersonnelle. La société à part entière se différencie de l’entreprise individuelle par le fait qu’elle peut représenter une véritable personne morale.

L’autre grand avantage du choix d’une société unipersonnelle est qu’il n’existe plus de limite sur le chiffre d’affaires. L’associé unique de la société peut faire autant de recettes qu’il veut, il ne sera pas obligé de changer de statut. C’est un choix évident pour ceux qui souhaitent gagner une somme conséquente par le biais de leurs activités en freelance.

Pour créer une société unipersonnelle, il y a deux choix de forme juridique possibles : le SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle) et l’EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée).

Le SASU et l’EURL se différencient principalement par le statut du gérant. Dans le SASU, l’associé unique est un dirigeant assimilé salarié. Quant à l’EURL, l’associé unique est un travailleur non salarié.

Cette différence a également un impacte sur les charges sociales de cet associé unique. Dans le SASU, les charges sociales sont plus élevées puisqu’elles sont payées sur la rémunération. Chez un dirigeant d’EURL, ces charges sociales sont plus faibles, mais elles doivent être payées malgré l’absence de rémunération pour le travailleur non salarié qu’il est.

À noter que ce n’est pas la seule différence entre l’EURL et le SASU. Si vous n’avez aucune connaissance particulière dans le secteur, il est préférable de consulter un expert pour vous guider dans le meilleur choix à faire en fonction de l’activité exercée et des préférences fiscales.

À noter également qu’en optant pour une société unipersonnelle plutôt qu’une entreprise individuelle, vous avez la possibilité de vous associer à une autre personne ultérieurement pour développer vos activités.

Portage salarial

Comme nous l’avons vu plus haut, pour devenir un freelance et, donc un travailleur indépendant, il est nécessaire de créer une entreprise et choisir un statut juridique apprécié. Cependant, il existe aussi une autre solution qui ne nécessite par la création d’une entreprise, mais dans laquelle on n’est pas totalement indépendant. Cette solution, c’est le portage salarial.

Qu’est-ce que le portage salarial, comme ça fonctionne et quels sont les avantages ? Voici tout ce que vous devez savoir à ce sujet.

En portage salarial, le freelance n’est pas considéré comme un indépendant, mais comme un salarié rattaché à la société de portage. Ainsi, démarrer une activité en freelance dans le cadre d’un portage salarial ne nécessite donc pas de créer un statut autre que celui d’un salarié.

Mais bien qu’il soit rattaché à une société de portage, le freelance a toujours la main sur son activité. Il peut imposer ses propres tarifs et organiser son temps comme bon lui semble. Bref, c’est un statut de salarié, mais qui travaille en totale indépendance et en totale autonomie.

Si le portage salarial permet de faciliter l’obtention d’un statut, cette solution facilite aussi la gestion administrative. Les sociétés de portage salarial s’occupent généralement de facturer les clients, de prélever la somme de la facture, de payer le salarié en portage (en freelance) et d’éditer les bulletins de salaire. En somme, le freelance s’occupe uniquement d’exercer ses activités.

À noter toutefois que le portage salarial n’a pas que des avantages. Il a aussi sa liste d’inconvénients puisque, malgré un contrat de salarié, les salariés en portage ne profitent pas des mêmes avantages que dans une vraie entreprise. De plus, dans la plupart des cas, le salarié doit s’acquitter lui-même des charges.

Il est aussi à noter que le la société de portage prélève une part plus ou moins élevée sur le salaire du salarié. La part de prélèvement varie d’une société à une autre, mais c’est toujours un manque à gagner considérable qui ne concerne pas les indépendants ayant un statut d’entrepreneur.

Se faire accompagner dans le projet

A l’heure actuelle, en France, créer une entreprise reste la meilleure option pour démarrer une activité en tant que freelance. Les démarches pour la création d’entreprise sont plus ou moins compliquées en fonction du statut choisi, mais il y a une solution pour s’alléger de certaines tâches.

La solution la plus facile de créer une entreprise est de se faire accompagner par un établissement spécialisé. Il existe aujourd’hui des sites internet qui propose de genre de service avec un accompagnement personnalisé en fonction des besoins.

Comme ces établissements spécialisés sont généralement composés d’équipe d’experts, ils peuvent accompagner les futurs entrepreneur (ou travailleur en freelance) dès le début de leur projet jusqu’à l’obtention d’un statut.

À noter d’ailleurs que ces agences peuvent aussi donner des conseils pour ceux qui sont encore indécis. Si, par exemple, vous avez des difficultés à choisir le statut juridique le plus approprié, des professionnels connaissant parfaitement le secteur peuvent vous conseiller en fonction de vos besoins, de vos attentes et, éventuellement, de votre domaine d’activité.

Les sites proposant des services de création d’entreprise proposent souvent d’établir un devis d’accompagnement gratuit après quelques questions. Quelques minutes suffisent pour connaitre le prix réel de l’accompagnement.

Partager :